En 2016, je déménage à Arles pour mes études. Il faut alors que je m'adapte. Que je m'approprie ce territoire. Que je découvre de nouvelles zones à photographier. Un sujet. Un questionnement. Quelque chose. Alors, peut-être naïvement, je commence à visiter des lieux touristiques. Des lieux recommandés aux voyageurs dans la région pour se promener, avec de beaux points de vue, une faune et une flore à découvrir. Je découvre le site de la Digue à la mer, près des Saintes-Maries-de-la-Mer à la fin de l’année 2016, et y retourne de nombreuses fois.

Un jour, derrière une butte, je découvre une décharge sauvage à ciel ouvert. Une zone avec d’immenses tas de gravats, d’objets en tout genre, de pierres d’ossements, de pneus, de bidons, de plastique et de ferraille. La face immergée de l’iceberg. Alors, j’ai photographié ces objets, en essayant de trouver un cadrage où déchet et végétation cohabitent.

A priori, l’ancienne décharge des Saintes-Maries-de-la-Mer se trouvait à proximité du site où mes photographies ont été prises : de mauvaises habitudes ont sans doute été prises par certains de jeter n’importe quoi dans ce secteur ; habitudes qui ont perduré par la suite.